Nala et Rivage, British shorthair

L’élevage félin, quel beau métier ! Oui, mais pas que…

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Vous avez pu lire dans la rubrique des bébés nés à la maison, que nous avons dû faire face à une tragédie en février 2020. L’élevage n’est pas un métier facile, et malgré l’image que cela peut laisser paraître vu de l’extérieur, élever ce n’est pas uniquement câliner et dorloter des chatons adorables. Il est vrai que ce côté est très agréable et quand tout se passe bien c’est un pur bonheur, un moment de joie intense, mais malheureusement la réalité est tout autre et il faut être prêt à côtoyer la mort, presque régulièrement, quand on décide de se lancer dans cette aventure.

Priorité à la santé

Tout d’abord, avant d’envisager une naissance, il faut penser à la saillie et avant de choisir un prétendant à sa petite protégée il faut bien entendu effectuer les tests sanitaires indispensables. Tous mes chats sont testés pour les maladies suivantes : 

  • PKD (La polykystose rénale) par prélèvement salivaire
  • Fiv (Le virus de l’immunodéficience féline) par prélèvement sanguin
  • Felv (La leucose féline) par prélèvement sanguin
  • HCM (la cardiomyopathie hypertrophique féline) par échographie annuelle

En parallèle à ces tests, il existe un autre point à connaître avant d’envisager un mariage, c’est le groupe sanguin des deux parents. Cette notion est aussi importante que les maladies citées ci-dessus puisque si nous n’en tenons compte et si nous marions deux chats sans connaître leur groupe sanguin respectif, nous pouvons entraîner la mort de toute la portée en moins de 48 heures après la naissance, ce phénomène s’appelle l’Erythrolyse Néonatale. Je vous parlerai des maladies que je viens de citer dans un article futur.

Une fois que tous ces tests ont été effectués et qu’ils assurent que nos chats sont sains, il est alors temps de laisser Dame Nature oeuvrer. La gestation chez la chatte dure en moyenne 65 jours avec des variantes de quelques jours possibles en fonction de la femelle, de la race, du nombre de chatons… Personnellement, je fais une radiographie de contrôle un peu avant 50 jours de gestation pour compter le nombre de bébés.

Nala dans notre jardin en 2019
Nala en 2019

Quand le moment de la naissance se présente, il faut être disponible et veiller la future maman pour s’assurer que tout se déroule correctement. Il faut absolument être présent pour intervenir en urgence si quelque chose tourne mal. C’est un moment particulier et non sans risques. 

Ce que je vais écrire peut choquer mais c’est ainsi que je ressens les choses : nous sommes psychologiquement prêts à perdre un bébé à la naissance, mais pas la maman… Évidemment que la mort d’un chaton n’est pas quelque chose qui nous laisse indifférent, c’est terriblement triste de voir ce petit être inanimé, qui n’a même pas eu la chance de vivre… Oui nous pleurons, oui nous trouvons cela injuste et parfois même nous culpabilisons. Mais perdre sa chatte est le pire scénario possible, celui que l’on n’imagine pas, celui que nous n’accepterons pas et surtout, celui auquel nous ne pouvons pas nous préparer… Et pourtant c’est bien le drame que nous avons vécu en février 2020

Moment de joie en vue !

Le 16 février 2020, après 64 jours de gestation, ma Nala (British shorthair) nous montra enfin que le grand moment était arrivé! Nous étions sur la route et je voyais les contractions commencer à travers notre caméra de surveillance. Quelle joie, quel moment d’excitation extrême… Encore aujourd’hui je me rappelle de chaque seconde… Nous sommes arrivés bien vite à la maison et je me suis installée à côté d’elle. Au début elle semblait sereine, même si les contractions étaient douloureuses elle semblait gérer ce moment avec calme. Puis, au bout d’une demie heure la première poche apparait et je voyais déjà une petite langue sortir. Nala, plus agitée, n’arrivait pas à se poser et préférait se lever et marcher… Ce n’était pas évident pour moi mais je l’ai laissé puisque c’est ainsi qu’elle souhaitait faire. Après trois contractions bébé 1 était dehors, ouf ! Nala était un peu perdue, c’était sa toute première portée. Trois autres bébés ont suivi. Nala venait de mettre au monde quatre petites merveilles, mon cœur de maman battait la chamade, mon bébé avait eu des bébés… wouah quelle sensation incroyable ! J’ai dû intervenir pour ouvrir les poches et couper les cordons car Nala ne l’avait pas fait. Ce n’était pas grave et chez une primipare (première portée pour la maman) c’est quelque chose qui peut arriver. Elle léchait ses bébés et ces derniers ont vite trouvé le chemin des mamelles, c’était gagné. Encore quelques contrôles à effectuer, les placentas étaient là et entiers (c’est très important de vérifier l’intégrité de la membrane pour s’assurer qu’il ne reste rien dans l’utérus et éviter ainsi une infection qui dégénère souvent très vite), j’ai changé les alèses de la naissance et installé un petit nid douillet tout propre. Tout allait bien dans le meilleur des mondes. Avant de les laisser se reposer, passage obligatoire par la balance, il est important de suivre le poids des chatons tous les jours pour s’assurer de leur bonne santé. Sur les quatre chatons, deux bébés pesaient plus de 95 grammes, un bébé pesait 75 grammes et un autre, tout chétif, pesait à peine 60 grammes.

Malgré le tout petit poids du dernier, et voyant qu’il tétait correctement je me suis retirée un petit peu et je les ai laissé tranquilles, se découvrir en famille. Pour plus de surveillance, les chatons naissent dans notre chambre. Tout allait bien quand nous sommes allés nous coucher. Nala semblait apaisée et heureuse dans son rôle de maman, les bébés étaient enfouis dans la fourrure bien au chaud et bien accrochés aux tétines. 

Les premiers jours se sont très bien passés à part deux choses qui m’inquiétaient, Nala ne mangeait pas énormément et le petit dernier ne prenait pas de poids. Après un petit coup de téléphone au vétérinaire : « rien de grave pour Nala, après une mise bas c’est un phénomène qui arrive et concernant son petit chaton, il allait lui falloir beaucoup de chance pour s’en sortir ». Je vous avoue que ce n’est pas une phrase que je voulais entendre, mais j’étais prête, la mortalité des chatons avant, pendant ou juste après la naissance est quelque chose, malheureusement, de fréquent.

“Le bilan des 8 études, qui incluent des conditions de chatteries de laboratoires et de chatteries d’élevage, est le suivant : une mortinatalité comprise entre 4,4 et 11,3%, un taux de mortalité à une semaine compris entre 11,2 et 17% et un taux de chatons sevrés compris entre 72,7 et 85,2%. Toutes ces études semblent indiquer qu’il y a environ 15 à 25% de pertes de chatons de la naissance au sevrage, toutes races confondues.”  

ÉCOLE NATIONALE VETERINAIRE D’ALFORT

Le 20 février 2020, soit quatre jours après la naissance des chatons, Nala n’était plus la même, en l’espace d’une heure tout avait basculé, j’étais avec elle à 21h30 et tout allait bien et quand je me suis assise à côté d’elle le soir (vers 22h30) elle respirait fort, rapidement, comme un chat qui avait trop chaud. Sa température n’était pas élevée, je l’ai sorti de son petit nid et elle est restée sur le lit avec nous. Au bout de 30 minutes aucune évolution, j’ai appelé le vétérinaire et après 25 minutes d’attente en ligne, une opératrice m’a informé que cela ne semblait pas être trop grave et qu’il fallait que je rappelle dans la nuit si les choses empiraient. Au bout de 10 minutes j’ai finalement rappelé et en insistant durement et longtemps elle a finalement “accepté de déranger la vétérinaire de garde”… J’étais ravie comme vous pouvez vous en douter mais pas le temps de trop réfléchir, j’avais rendez vous à minuit dans une clinique vétérinaire qui n’était pas la mienne (ils étaient trois cabinets à gérer les urgences et pas de chance, ce soir là ça n’était pas ma clinique habituelle). 

En urgence nous avons chargé Nala et ses quatre bébés dans une caisse de transport remplie de plaids (zéro degré dehors) et j’ai pris la direction de la clinique (25 minutes de route à peu près). Je suis arrivée sur le parking en même temps que la vétérinaire qui venait de m’être assignée. Elle m’a fait patienter presque 10 minutes dehors devant la porte le temps de “préparer” le cabinet… Bref…

Une fois à l’intérieur, elle a constaté que Nala respirait difficilement, prise de température : elle était passée à 39,5. J’ai demandé une radio des poumons, je voyais et entendais que quelque chose n’allait pas bien. Sa réponse m’a laissé sans voix ou presque : “je suis enceinte de trois mois et ne peux pas pratiquer la radio”… J’ai rétorqué que j’avais déjà fait des radios, qu’elle n’avait qu’à m’expliquer comment fonctionnait la machine, que je pouvais la positionner et la tenir pendant qu’elle sortait le temps de la radio (quelques secondes)… Elle n’a jamais voulu céder. Elle a mis Nala sous cortisone et m’a demandé de repasser en fin de matinée, elle avait décidé de la garder en observation.

Je suis rentrée chez moi stressée, et je vous assure que la nuit a été très courte. À 8h30 j’ai téléphoné et on m’a demandé de venir pour 11h.

Quand je suis arrivée dans la pièce de consultation et que j’ai vu Nala je me suis sentie mieux, un court instant. Elle respirait toujours de la même manière et avait encore de la fièvre. La vétérinaire m’a expliqué que Nala avait eu une radio à 10h (au lieu de 00h00) et que des tâches étaient présentes sur les poumons, plein de petites tâches. À ce moment elle a rajouté que ce n’était rien de grave selon elle mais juste des VERS. Des vers ??? Nala était vermifugée tous les 3 mois et son dernier vermifuge remontait au 6 février soit 10 jours avant la mise bas. Je n’ai pas cru un seul instant à cette version… pas une seule seconde !

Par précaution elle m’a demandé de donner un comprimé d’antibiotique et de cortisone matin et soir (le premier étant à donner le soir même, donc encore 8 heures d’attente) et elle m’a également donné un comprimé de vermifuge… Elle était très encourageante et pas du tout inquiète pour Nala, un peu plus pour les bébés car elle m’avait demandé de leur donner le biberon pendant la durée du traitement de Nala. Pour elle, dans moins d’une semaine tout serait rentré dans l’ordre…

Quand le rêve se transforme en cauchemar

J’ai donc récupéré la petite famille et je me suis arrêtée chez ma mère (qui habitait à peine à 5 minutes de la clinique). Nala s’était installée dans une chambre au calme avec ses bébés mais sa respiration ne s’améliorait pas. Il fallait attendre et la laisser tranquille en évitant tout stress. Nous étions pressés que la semaine se passe et nous avions hâte de retrouver notre petite Nala comme avant, en pleine forme, pour qu’elle puisse profiter pleinement de ses bébés.

Mais tout ne s’est pas passé comme cela… Nala n’a pas survécu à la nuit… Je ne m’étalerai pas trop sur le sujet, c’est encore compliqué d’en parler aujourd’hui.

Nala s’est éteinte sans bruit, laissant derrière elle quatre petits chatons et une famille humaine dans le malheur. Elle était notre Chachat depuis 3 ans, une douceur infinie, une chatte pot de colle, adorable, câline, c’était notre Nala. Je ne saurais pas trop vous dire ce que nous avons ressenti en la prenant dans nos bras inerte : tristesse, culpabilité, dégoût, haine, douleur… C’est un moment que je n’oublierai pas, mais que j’aimerais pourtant oublier.

Nous avions envie de hurler sur tout le monde, la vie venait de nous arracher un membre de notre famille, comme ça, gratuitement. Nala ne méritait pas ça, ses chatons non plus… Comment était-ce possible de transformer un moment de joie intense comme une naissance en un cauchemar aussi atroce que celui dans lequel nous étions plongés depuis peu ?

Quand nous avons repris “conscience” j’ai appelé la clinique vétérinaire qui m’avait rassuré il y a moins de 24h… La seule chose qu’ils m’ont dite “nous sommes désolés”. Je leur en voulais tellement. Après concertation, nous avons décidé de demander une autopsie à notre clinique habituelle, il fallait savoir ce qui était arrivé à notre douce Nala.

En parallèle de cette tragédie, quatre petits chatons venaient de perdre leur maman. Comment allions nous gérer ces petits êtres tellement dépendants et fragiles ? Nous nous sommes remontés les manches et il a fallu nourrir ces petites boules de poils toutes les 2h, jour et nuit. Nous le devions à Nala, il fallait tout tenter pour les sauver.

Malheureusement, le petit chétif perdait du poids jour après jour depuis sa naissance et l’inévitable s’est produit… Il a rendu son dernier souffle le lundi 24 février, le jour où nous avons récupéré le corps de Nala suite à l’autopsie.

Ce jour a été très particulier, échec, défaite, tristesse, culpabilité étaient les mots qui nous fracassaient la tête. À ce moment là, la seule envie que j’avais était de tout laisser tomber, il ne faut pas avoir honte de le dire, ce jour là nous avons failli tout plaquer. La seule chose qui a fait que nous avons continué est la promesse que nous avions faite à Nala, nous avions encore trois petits êtres à sauver coûte que coûte.

Le résultat de l’autopsie est arrivé deux jours plus tard. Nala est décédée des suites d’une remontée de germe, une chose improbable, les vétérinaires de ma clinique n’avaient jamais vu cela auparavant. Ceci est comparable au staphylocoque doré, le germe était à priori naturellement présent mais il a profité de la mise bas, et donc d’une baisse des défenses immunitaires du corps de Nala, pour s’introduire et s’attaquer à ses organes.

Les tâches que la vétérinaire de garde avait pris pour des vers étaient en fait des abcès. Les poumons avaient été touchés, tout comme le cœur. Cette infection s’était généralisée d’un coup à la vitesse de l’éclair et n’avait laissé aucune chance à Nala. Elle est partie d’une hémorragie pulmonaire ayant entraîné un arrêt cardiaque… 

Plein de questions ont alors envahi ma tête, comment cela était-il possible? Ici tous les linges, plaids, doudous, couvertures qui servent à nos chats sont lavés au Sanytol. J’ai eu beau chercher des heures et des heures, la vétérinaire n’avait pour seule explication que le “manque de chance”.

Se battre pour survivre

Par la suite, la chance nous a souri un peu plus, nos trois chatons restants se sont battus tant bien que mal pour survivre et biberons après biberons, ils ont finalement retrouvé des poids normaux et une envie de vivre incroyable. La plus petite des trois était atteinte d’une infection de l’appareil urinaire et nous avons traversé une sale période avec elle puisqu’elle était condamnée par les vétérinaires. Je me rendais tous les deux jours ou presque à la clinique mais aucun traitement n’était envisageable pour elle compte tenu de son petit poids. Il fallait la stimuler, l’aimer et surtout espérer très fort. Elle se nourrissait correctement mais pendant que les deux premiers grossissaient considérablement, elle stagnait et certains jours elle perdait du poids. Pendant plus de dix jours, nous avons cru la perdre tous les jours. Quand j’y repense, c’était vraiment une sale période.

Rivage du Domaine d'Aghan boit le biberon qu'on lui donne
Nous devions biberonner les chatons toutes les 2H jour et nuit

Lorsque les bébés ont eu trois semaines, nous avons un peu soufflé, c’était toujours fatiguant d’assurer le rôle de la maman, nous avions toujours cette peine immense mais enfin, nous étions rassurés quant à leurs chances de survie, même pour la petite crevette, son poids remontait enfin, doucement certes, mais il remontait.

Nous avons reçu une aide précieuse, Pearl qui n’avait que 7 mois à l’époque a développé un instinct maternel incroyable et en quelques jours elle a décidé de devenir leur maman, leur offrant ainsi l’amour et l’affection dont ils avaient besoin. Quel moment de joie, elle semblait épanouie et mes bébés avaient enfin la douceur et l’amour d’une maman chat. Elle a été fantastique et jamais nous ne pourrons assez la remercier. Une belle leçon de vie et d’empathie.

Pour finir sur une note plus positive, nos trois chatons se sont sortis de cette épreuve de la meilleure façon qu’il soit. Ils étaient des chatons plein de vie, joueurs, câlins, et fusionnels avec l’humain. Deux d’entre eux ont trouvé des familles extraordinaires et vivent aujourd’hui entourés d’amour, Rivage et Rupert sont des chats exceptionnels et leurs départs ont été une épreuve pour nous. Quand j’y pense aujourd’hui encore, les larmes me montent facilement. Nous avions créé un lien particulier avec ces bébés là.

La troisième, celle qui était condamnée, a aussi gagné son combat pour la vie et est devenue une magnifique demoiselle, c’est R’mione. Compte tenu de ce que nous avions traversé, il était évident pour nous que l’on devait garder un petit bout de notre Nala, alors c’est tout naturellement qu’elle est restée avec nous.

Cette épreuve nous aura blessé et mis à terre mais elle nous aura aussi appris que même quand tout semble perdu, il ne faut jamais abandonner et que tant qu’il y a de la vie il y a de l’espoir. Nala n’a pas réussi à tenir tête à cette infection mais ses petits, pour lesquels l’avenir était bien sombre, se sont battus et ont gagné le droit de vivre.

Pearl s'occupe de Rupert, Rivage et R'Mione
Pearl dans son nouveau rôle de maman adoptive

Dame Nature, cette grande gagnante

C’est très dur de se rendre compte que finalement, nous pouvons tout faire du mieux que nous pouvons, des tests sanitaires complets, une alimentation adaptée, un suivi vétérinaire régulier, une hygiène importante… rien n’est jamais simple et rien ne se passe comme prévu. Lorsque je constate le nombre de mises bas qui ont lieu en pleine rue, dans des cartons, au milieu des déchets, par des chattes abandonnées, mal nourries et sans aucun soin, je me dis qu’effectivement c’est la chance qui nous a fait défaut cette fois-là.

L’élevage, heureusement, est aussi rempli de merveilleux moments mais il ne faut pas oublier qu’au final, peu importe tout ce que nous mettons en place, Dame Nature aura toujours le dernier mot. J’espère, égoïstement, que nous ne serons plus jamais confrontés à un tel drame, nous nous sommes relevés cette fois-ci mais je ne suis pas certaine que nous y arriverons une seconde fois.

Peut-être faudrait-il ne pas aimer pour ne pas souffrir, mais sans amour ce métier n’aurait pu lieu d’être. Travailler avec des animaux est quelque chose d’impossible selon moi si on ne les aime pas sincèrement et profondément. Il faut beaucoup d’amour pour traverser des épreuves comme celle-là, c’est cette force qui nous relève et nous permet de nous dépasser.

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Aurore IP
Aurore IP
1 mois il y a

Comme c’est triste… je ne savais pas que vous aviez vécu cela… en effet… des bébés chats c’est déjà très difficile… mais son chat….. celui qu’on aime depuis des années.. avec lequel on a plein dz souvenirs… c’est une déchirure… dont on ne se remet jamais….. 💔💔💔

Maroushia
Maroushia
1 mois il y a

Oh je ne savais pas ce que tu avais vécu l’année dernière avec Nala, tu as été tellement courageuse 🙏🏻 Tu es une Eleveuse incroyable ♥️

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